Expo en altitude : La Fondation Pierre Arnaud

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Mercredi 30 août 2017. 32 degrés en plaine. Beaucoup trop chaud pour mes origines nordiques (vu ma hantise des plus de 25 degrés et ma peau, je me suis auto-déclarée originaire des pays du Nord). Direction les hauteurs, mais pas trop quand même parce qu’il annonce très orageux et les éclairs et la montagne ça ne fait pas bon ménage.

Lens, commune située à 1128 mètres d’altitude, me semble un bon compromis. De plus, le Passeport valaisan propose une offre avec la Fondation Pierre Arnaud. Ça me donnera l’occasion de vous en faire un petit compte-rendu (je suis généreuse comme ça).

Le bâtiment est situé au bord du lac du Louché, avec une façade tout en verre, qui reflète l’eau du lac et les montagnes. L’édifice invite à la réflexion, à la médiation et à la découverte. Le toit, reconverti en jardin, est un hymne à la nonchalance et surprend avec sa vue magnifique sur la vallée du Rhône.

A l’entrée, Sandra m’accueille et prend le temps de m’expliquer le nouveau tournant que veut prendre la Fondation Pierre Arnaud, qui se veut désormais être un « Centre d’art et de réflexion ».

Les expositions seront tour à tour accompagnées par des spectacles de danse, d’humour, de musique et d’ateliers créatifs pour les enfants. L’art ne se veut plus élitiste mais ouvert au monde et à l’approfondissement des idées et des pensées.

Entre ancien et nouveau, je me laisse emporter

L’exposition actuelle « Visages de l’Orient » est un savant mélange d’art ancien et nouveau. Les codex porteurs de poèmes datant du XVème siècle côtoient les photos d’artistes du XXIème siècle.

Le corps dénudé d’une femme peint par Jacques Baugnies répond à une photo de jeunes filles portant le tchador. Entre ces deux créations, à peine 100 ans, et pourtant tout un monde qui a évolué, changé et bouleversé notre perception du Moyen-Orient.

L’Orient est multiple et intriguant. Masculin et féminin. Baigné dans une lumière douce ou éclairé par la rudesse de la guerre. Les œuvres appellent à nous interroger sur nos croyances et nos connaissances de ces pays qui fascinent et inquiètent.

Je me perds dans le souk du Caire et je m’émeus devant les images de la guerre qui secoue cette partie du monde depuis tant d’années. Je me laisse éblouir par la traduction arabe du Cantique des cantiques.

« Ton cou est comme une tour d’ivoire ;
tes yeux sont comme les étangs de Hesbon,
près de la porte de Bath-Rabbim
 ;
ton nez est comme la tour du Liban,
qui regarde du côté de Damas
 »

Le lien entre l’Orient et l’Occident se trouve dans ces quelques lignes, dans ce cantique qui nous rappelle que l’art est universel et qu’il se comprend dans toutes les langues et dans toutes les religions.

Et puis vient le temps du repos

Après avoir déambulé à travers le musée, je me pose sur une des chaises qui fait face à un piano à queue, au centre de l’exposition. Je peux déjà entendre les notes d’un concerto, les éclats de rire accompagnant l’humoriste Jessie Kobel ou les cris des enfants devenant à leur tour des artistes, au milieu de tableaux, de photographies ou de céramiques qui laisseront une trace dans nos mémoires. Ou pas. Qu’importe…

A la fin de la visite, je prends le temps de déguster un verre au restaurant « l’Indigo », face au lac et aux montagnes. Le ciel lourd et orageux présage (enfin) un air plus frais et plus humide. En attendant de sortir de ma rêverie orientale, je vous souhaite une très belle journée. A bientôt…

 

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