Infiltration (suite) : Mais c’est quoi le Passeport valaisan d’abord?

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Idée reçue n° 1 : C’est sympa votre projet, mais c’est quoi votre vrai travail ?

Pour la plupart des gens (je me mets joyeusement dans le lot), un travail c’est 8 heures – 18 heures, cinq jours par semaine et avec un salaire qui rentre régulièrement.
Mais pour lancer sa propre entreprise, il faut savoir sacrifier ses soirées, ses week-ends, ses vacances, un même revenu fixe tous les mois… Il faut croire en son projet, tout lâcher et se lancer.
C’est exactement ce qu’ont fait Grégory et Lucien. Olivier, un peu plus prudent, a préféré garder son entreprise et bosser à 50% pour le Passeport valaisan (depuis Neuchâtel) 😉.

Alors oui, le Passeport valaisan c’est un vrai métier même si à première vue, ça ne semble pas être un job très sérieux.

Idée reçue n° 2 : ça doit être sympa de boire des verres avec des nouveaux partenaires et manger des planchettes toute la sainte semaine !

Ok, ok, je l’avoue. Cette idée reçue pourrait bien venir de moi… Peut-être… J’ai certainement pu me demander ce qu’une stagiaire pouvait faire comme boulot au Passeport valaisan. Franchement, c’est super drôle cette idée du Passeport valaisan mais sérieusement, il y a vraiment du travail pour trois personnes ?
Après quelques semaines, jours, heures, j’ai pu constater que oui.

Le Passeport valaisan ce n’est pas seulement trouver de nouveaux partenaires. Et même si c’était le cas, c’est un travail qui prend du temps ; contacter par e-mail ou téléphone de potentiels nouveaux partenaires, aller présenter le projet, attendre la réponse, écrire le contrat, faire le contrat, créer la page partenaire, photoshoper les photos, faire traduire la page en allemand, ajouter le nouveau partenaire sur la newsletter (qu’il faut écrire soi-même), sur un post Facebook (qu’il faut écrire soi-même) et sur l’application Passeport valaisan (qu’il faut écrire soi-même).

Il faut gérer les nouvelles commandes. Il faut relancer les anciens clients. Il faut mettre beaucoup mais alors beaucoup de lettres sous pli. Beaucoup, je vous dis.

Il faut réfléchir à un nouveau logo. Il faut réfléchir à des phrases d’accroche sur les flyers. Il faut réfléchir au graphisme des flyers. Il faut réfléchir au graphisme des enveloppes et de la tente pour les stands.

Tout cela prend du temps. Beaucoup de temps même. Parce que ce n’est pas des décisions qui se prennent à la légère. Chaque initiative approuvée, c’est du temps en amont, c’est de l’argent, c’est un investissement.

Il faut être présent durant les stands aussi (Vous avez dû voir passer les infos sur notre newsletter. Vous n’êtes pas encore inscrit ? Alors il suffit de cliquer ici) .

Et puis il faut aussi faire la compta chaque mois. Rappeler les retardataires, entrer les nouveaux paiements et faire en sorte que le bilan s’équilibre (entre les charges et les produits, pour ceux qui se demandent). Déjà qu’au départ, ça prend du temps mais je vous assure qu’avec moi, le temps se rallonge par deux voire par trois.

Mais quand même parfois, c’est plutôt sympa ce travail 😊 😉… Et puis, oui, boire un verre avec un nouveau partenaire, c’est plutôt agréable. Se faire surprendre à découvrir un nouveau théâtre ou un nouveau restaurant « de derrière les fagots » pour vous faire plaisir, ça rend le travail tellement plus intéressant.

Idée reçue n° 3 : ça doit être trop sympa de bosser avec des patrons (plus) jeunes (que toi) !

Grossière erreur, malheureux ! Ils détestent que je les appelle « patron, boss, el patròne, chef ».

Mais oui, c’est sympa de bosser avec des jeunes. Ce qui est surtout sympa, c’est que nous ne venons pas du même milieu professionnel et qu’après quelques années dans le milieu social, c’est plutôt stimulant de découvrir autre chose.

Après, ils sont plutôt sages, alors non, pas d’apéros tous les soirs. Enfin, pas encore. L’été n’est pas encore fini (espère secrètement la stagiaire).

Idée reçue n° 4 : il faut plutôt bien s’entendre pour monter sa boîte ensemble, non ?

Plutôt bien ? Je vais vous dévoiler un secret (de polichinelle) ; dans le bâtiment où nous travaillons, Lucien et Greg sont surnommés « le vieux couple ». C’est pour vous dire.

Parce que monter une start-up c’est comme construire son couple. Il faut accepter l’autre tel qu’il est, reconnaître ses forces et ses faiblesses. Il faut savoir se faire confiance et aimer passer ses week-ends ensemble. Et puis c’est tout à fait acceptable d’engueuler son conjoint, son co-directeur mais pas question que les autres fassent de même.

Je pense que Lucien et Greg ont atteint un niveau d’intimité rarement atteint dans le monde de l’entreprenariat. Je l’ai compris au moment où j’ai fait la réflexion que les trois associés ont tous les yeux bleus.
Grégory : « Non Lucien a les yeux bleus mais pas seulement. Il a un soleil jaune autour des pupilles ».
Lucien : « Greg a les yeux qui changent de couleurs en fonction de la météo ».

Un vieux couple, je vous avais prévenus.

Idée reçue n° 5 : ton travail ça consiste aussi à aller chez des partenaires et à écrire un blog dessus ? Sérieusement ?

Très sérieusement. Plutôt sympa, non ? On se retrouve d’ici peu pour que je vous parle un peu plus en détails de mes sorties « Passeport valaisan ». Je me réjouis, ça va être sympa ! A bientôt !

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